Au detour d'une rue, dans une pharmacie traditionnelle, un vieux medecin ausculte gratuitement. Il redige son ordonnance a base de feuilles, racines, petales de plantes medicinales sechees qui sont ensuite pesees, broyees, ajustee a la quantite necessaire avant d'etre mise en sachet et vendues. Juste devant sur le trottoir, quelques chiots appetissants tournent dans leurs cages ou sortent la tete des sacs plastiques dans lesquels ils sont ranges. Un peu plus loin dans le bassin de la fontaine publique, des dizaines d'enfants pechent des poissons rouges avec leurs cannes a peches minuscules qui ressemblent a des jouets. Assis aux terrasses des restaurants, les kunmingois mangent des bols de nouilles, des raviolis frits, des brochettes de toutes sortes de viandes ou de fruits caramelises. Les adolescents rient et marchent en groupes telephones a la mains, souvent habilles a l'identique; les jeunes enfants rentrent de l'ecole, sacs sur le dos, foulard rouge autour du cou, se depechant pour ne pas louper le ou les cours particuliers qui vont cloturer leurs journees, w-e et vacances; les jeunes couples, eux, se dirigent vers la grande tente du salon international du mariage ou rivalisent les idees les plus grandioses.
Au coin des rues, sur les petites places s'elevent des monuments en bronze; ici une statue de moine, un peu plus loin de jeunes militaires figes dans leur marche parfaite, regardant fierement leur avenir une kalashnikov a la main, le drapeau rouge flottant au dessus de leur tete. Non loin de la, les balayeurs discutent avec les passants, les regardent d'un air envieu ou prennent un repos bien merite sur un bout de trottoir, un banc ou une marche... Ils peuvent etre fier de leur travail, Kunming est une ville propre et bien ordonnee ou chaque detritus est traque inlassablement pour disparaitre dans une des nombreuses poubelles dediee ou non au recyclage.
Au premier abord et en facade chacun semble avoir sa place et nul ne semble laisse de cote dans le systeme chinois. Nous voyons peu de mendiants sur les trottoirs et l'ignorance, la moquerie et le dedain ne semblent pas avoir cours dans les rues.
il s'agit cependant d'observation trop partielles et subjectives d'un occidental qui ne comprend encore ni leur langue, ni leur culture et qui n'est pas encore capable de les differencier les uns des autres.

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