Debarques en pleine nuit dans une ville a peine endormie, nous sommes accueillis le lendemain par un flot incessant qui parcourt les rues a pied, en voitures, a velo et en scooter
(electrique...). Pourtant nulle sensation d'oppression commes nous avons pu en avoir dans certains pays que nous avons traverser. Les gens vont et viennent dans une joyeuse agitation qui semble
pourtant pleine de respect. Dans les grands arteres, au rez de chaussee des buildings, les magasins se succedent les uns les autres, leurs dizaines de vendeurs prets a satisfaire le moindre desir
de consommation des passants interesses. Dans les ruelles, les petites echoppes deversent jusque sur la chaussee leurs brics-a-bracs divers et varies. Sur la place du marche aux fleurs, les etals
exotiques nous surprennent; Epee et sabres, pipes a eau plus hautes les unes que les autres servant a fumer les herbes medicinales, bijoux de jade typiques de la region, theieres speciales pour le
the local (appele Pu`er), mais aussi poissons, araignees, serpents, scorpions, souris,lezards, lapins et scarabees grouillant dans leurs cages. Sur la place du marche, c'est le debut de l'apres
midi et les commercants profitent du calme pour faire une sieste sur leur etal, triturer leurs telephones ou jouer au Mah-jong par groupes de 4; hommes et femmes sans distinction se relayent misant
quelques yuan sur les parties pour pimenter l'enjeu.
Au detour d'une rue, dans une pharmacie traditionnelle, un vieux medecin ausculte gratuitement. Il redige son ordonnance a base de feuilles, racines, petales de plantes medicinales sechees qui
sont ensuite pesees, broyees, ajustee a la quantite necessaire avant d'etre mise en sachet et vendues. Juste devant sur le trottoir, quelques chiots appetissants tournent dans leurs cages ou
sortent la tete des sacs plastiques dans lesquels ils sont ranges. Un peu plus loin dans le bassin de la fontaine publique, des dizaines d'enfants pechent des poissons rouges avec leurs cannes a
peches minuscules qui ressemblent a des jouets. Assis aux terrasses des restaurants, les kunmingois mangent des bols de nouilles, des raviolis frits, des brochettes de toutes sortes de viandes ou
de fruits caramelises. Les adolescents rient et marchent en groupes telephones a la mains, souvent habilles a l'identique; les jeunes enfants rentrent de l'ecole, sacs sur le dos, foulard
rouge autour du cou, se depechant pour ne pas louper le ou les cours particuliers qui vont cloturer leurs journees, w-e et vacances; les jeunes couples, eux, se dirigent vers la
grande tente du salon international du mariage ou rivalisent les idees les plus grandioses.
Au coin des rues, sur les petites places s'elevent des monuments en bronze; ici une statue de moine, un peu plus loin de jeunes militaires figes dans leur marche parfaite, regardant fierement leur
avenir une kalashnikov a la main, le drapeau rouge flottant au dessus de leur tete. Non loin de la, les balayeurs discutent avec les passants, les regardent d'un air envieu ou prennent un
repos bien merite sur un bout de trottoir, un banc ou une marche... Ils peuvent etre fier de leur travail, Kunming est une ville propre et bien ordonnee ou chaque detritus est traque
inlassablement pour disparaitre dans une des nombreuses poubelles dediee ou non au recyclage.
Au premier abord et en facade chacun semble avoir sa place et nul ne semble laisse de cote dans le systeme chinois. Nous voyons peu de mendiants sur les trottoirs et l'ignorance, la
moquerie et le dedain ne semblent pas avoir cours dans les rues.
il s'agit cependant d'observation trop partielles et subjectives d'un occidental qui ne comprend
ni
leur langue, ni leur culture et qui n'est pas encore capable de les differencier les uns des autres.
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